Données historiques

Histoire de la commune et de la région

De nombreuses traces témoignent d'une présence humaine dans nos régions aux époques celtique et gallo-romaine. Du moyen âge aux temps modernes, guerres et épidémies, famine et oppression rendent la vie de nos ancêtres, pauvres journaliers et serfs, dure et difficile.
Le plus ancien document mentionnant notre site date de 867. Il se trouve dans le Liber Aureus d'Echternach et porte du lieu Wilre sur l'Alzette et de son église dédiée à Saint Laurent. Les comtes de Meysembourg, l'abbaye de Saint Willibrord d'Echternach, l'abbaye Saint-Maximin de Trèves, dont on trouve les armes et les sceaux dans les armoiries de Lorentzweiler, et les seigneurs de Larochette, Linster et Heisdorf sont les propriétaires terriens et maîtres successifs.
Après la révolution française, les paysans deviennent propriétaires des terres. L'agriculture et toute une série de métiers, en particulier la vannerie, ont fait progresser l'évolution de nos villages et rehausser leur renommée.
Dans son étendue actuelle, la commune de Lorentzweiler se constitue le 2 octobre 1823, après la fusion des mairies de Hunsdorf et de Lorentzweiler. Elle comprend les villages et les hameaux de Lorentzweiler, Helmdange, Bofferdange, Hunsdorf, Blaschette, Klingelscheur, Raashof et Schwanenthal. Les mêmes localités forment depuis 1995 la paroisse de Lorentzweiler. 1133 personnes vivent en 1821 sur le territoire de notre commune. 50 ans plus tard, on en compte 1453, Ce nombre reste constant pendant un siècle.
A partir de 1960, l'augmentation devient rapide: 3800 habitants actuellement dont 39 % de nationalités étrangères. Cet accroissement démographique, lié à la proximité de la capitale, engendre d'importants travaux d'infrastructure — voirie, canalisation, captage de sources, installations sportives, centres de loisirs et de réunion — pour garantir la qualité de vie de ses habitants.
Les exigences pédagogiques ont nécessité la construction d'un complexe scolaire central, moyen d'intégration et lieu d'attache des nouveaux résidents.
Malgré quelques entreprises dynamiques établies dans notre commune, la majeure partie de la population active a dû chercher ailleurs son gagne-pain.
Lorentzweiler n'est pas devenu une commune dortoir comme en témoignent les 28 sociétés qui offrent distractions et loisirs de tous les goûts et à toutes les classes d'âge.
A la maison de retraite de Bofferdange, 120 pensionnaires des 3e et 4e âge vivent en toute quiétude une retraite bien méritée.
Depuis des années, beaucoup d'efforts sont consentis pour sauvegarder et revaloriser le patrimoine architectural et culturel de nos villages: mairie, chapelle et école de Bofferdange, gare et centre culturel. Finalement, notre vallée de l'Alzette, le fond de Mersch et les hauteurs boisées qui la dominent avec le mystérieux Fautelfiels présentent des charmes certains, qui valent bien un détour.

Efforçons-nous de les conserver pour les générations futures.


Fautelfiels

Dans une caverne sur une montagne boisée dominant Lorentzweiler se trouve la mystérieuse chapelle Fautelfiels. En s'approchant du rocher, on ne dirait pas qu'il abrite une chapelle. On entre par une fente naturelle en montant cinq marches taillées dans le roc. Après avoir franchi la porte, on se trouve dans une caverne spacieuse (9x 5 m).

L'origine de la chapelle est discutée. Sur les hauteurs on a trouvé des vestiges néolithiques et les rochers voisins portent des incisions rupestres préhistoriques. Est-ce que la caverne était occupée par des hommes préhistoriques? Nul ne saurait le dire. L'origine même du nom semblait longtemps mystérieuse.

L'abbé André Heiderscheid a montré qu'elle se rattache à la présence de charbonniers, le nom de "faulde" désignant un emplacement à charbon de bois. En effet, la hauteur "Op Kuelent" se trouve tout près, et on peut admettre que des charbonniers préparant du charbon pour les forges voisines de Fischbach se soient établis dans la caverne au 17e siècle.

Ce n'est que vers la fin du siècle suivant que la grotte reçut son caractère religieux en devenant un lieu de refuge pendant la Révolution Française. C'est là qu'on célébrait la messe en cachette, vraisemblablement sur l'autel de fortune taillé dans la paroi gauche. Ce n'est qu'en 1840 que l'autel actuel et les statues, provenant de l'église démolie de Blascheid, ont été installés dans la caverne. L'autel baroque est orné d'une statue de la Consolatrice des Affligés. Dans une niche au-dessus de la porte d'entrée se trouvait la statue d'un saint tenant un livre ouvert dans la main. 


Origine et signification des armoiries de la commune de Lorentzweiler

Description:
Taillé de gueules et d'or à un gril de mêmes et de l'un en l'autre posé en barre, accompagné en chef d'une main appaumée d'argent posée en fasce le poignet à dextre, en pointe d'un ours passant de sable sellé de gueules .

Explication:
Le champ taillé de gueules et d'or provient des armes des anciens comtes de Meysembourg (d' or au chef de gueules chargé de trois merlettes d'argent), seigneurs à Blaschette, qui exerçaient des siècles durant les fonctions de voué à Lorentzweiler, tandis que l'abbaye St. Willibrord d'Echternach est confirmée comme seigneur foncier à Lorentzweiler (WILRE, VILARE) depuis les origines. La main d'argent se rapporte à ces faits. (Sceau de l'abbaye: Une aigle impériale chargée d'une croix fleurdelisée de gueules, celle-ci chargée d'une main de carnation (d'argent). (Cf. Nicolas Majerus: Die Luxemburger Gemeinden.)
L'ours passant et sellé évoque les armes de l'abbaye St. Maximin de Trèves attestée comme seigneur foncier à Hunsdorf (HUNANESDORPH) depuis 853. (Sceau de St. Maximin: Une aigle impériale chargée en coeur d'un écu portant un ours passant et sellé). (Cf. Nicolas Majerus: ibidem.)
Le gril faisant ici allusion au nom de la commune (armoiries parlantes) est l'attribut reconnu de St. Laurent, patron paroissial à Lorentzweiler.

Die rote und goldene Farbe stammt aus dem Wappen der Grafen von Meysemburg, die die Herrschaft über Blascheid ausübten.
Die silberne Hand, eine Gotteshand bei der Eidesleistung, stammt aus dem Wappen der Abtei St Willibrord aus Echternach, Gutsverwalterin in Lorentzweiler.
Der schwarze Bär mit rotem Sattel stammt aus dem Wappen der Abtei St Maximin aus Trier, Gutsverwalterin in Hünsdorf.
Der Grillrost in der Mitte gab Lorentzweiler seinen Namen in Erinnerung an den Märtyrertod des Hl.  Laurentius.


D’Hielemer-Boufer Schoul

Durch den Zusammenschluss der Gemeinden Hünsdorf (inkl. Helmdingen und Bofferdingen)  und Lorentzweiler entstand 1823 die Gemeinde Lorentzweiler in ihren heutigen Grenzen.  Die Sektionen behielten in finanzieller Hinsicht eine große Autonomie. – Es blieben die auf ihrem Gebiet liegenden Wälder ihr Eigentum.
Unter französischer Herrschaft gab es in Lorentzweiler und den umliegenden Dörfern wohl „Privatschulen“ aber keine öffentlichen Gemeindeschulen.
Unter der holländischen Herrschaft ging 1817 erstmals die Rede von der Gründung einer öffentlichen Schule.
Die Begeisterung, Geld in das Schulwesen zu investieren war nicht allzu groß. – Wegen der Armut der  großen  Mehrheit  der Bevölkerung, war es fast unmöglich Schulgebühren zu zahlen.
Doch 1822 wurde der öffentliche Unterricht in Lorentzweiler eingeführt. Es gab zu Beginn nur Winterschulen.
1841 bestanden in allen vier Sektionen ständige Schulen.
Mit dem luxemburgischen Schulgesetz von 1843 wurden die Gemeinden verpflichtet das Schulwesen in ihren Ortschaften zu organisieren, was eine ganze Reihe von Verbesserungen mit sich brachte.
Der Schulneubau in Helmdingen-Bofferdingen
Bereits 1850 erläuterte der Gemeinderat die Notwendigkeit eines Schulneubaus in Bofferdingen. Allerdings sahen sich die Sektionen von Helmdingen und Bofferdingen  außer Stande die Kosten aus eigenen Mitteln bestreiten zu können. – Die kompetente Oberbehörde wurde ersucht, ein Subsid zu gewähren.
Erst 1861 wurde auf Initiative von Herrn Théodore PESCATORE der Staatsarchitekt Charles ARENDT mit der Erstellung von Bauplänen beauftragt. Die Familie PESCATORE spendete einen beträchtlichen Teil der anfallenden Baukosten.
1862 begann man mit den Bauarbeiten und es wurde wiederum ein Antrag zur Zahlung eines Subsids an die Oberbehörde eingereicht.
Im Jahre 1863 konnte Théodore CLEMENS mit einer Zahl von 62 Schülern den Lehrunterricht aufnehmen.
Ab 1865 gab es eine Knaben- und eine Mädchenschule.
Nach dem Bau der Zentralschule in Lorentzweiler wurde der Schulbetrieb von 1973 bis 1990 eingestellt.
Heute beherbergt die Schule den lokalen Musikverein, die Musikschule, Versammlungsräume, die Archivkommission der Gemeinde Lorentzweiler  sowie eine Pförtnerwohnung.

Jean-Claude Bichler

© Administration Communale de Lorentzweiler